Game : Entre nos corps – Tome 1 – Mai Nishikata

Shojo érotique

Avec déjà 320000 exemplaires vendus (en 3 tomes parus), GAME – Entre nos corps – s’est imposé dans les tops ventes shôjo au Japon. Après le succès de Perfect World, autre titre adulte aux thématiques fortes, il était évident pour Akata de continuer sur la lancée en proposant cette œuvre qui prouve magistralement que romance érotique peut rimer avec grande finesse psychologique.

Sayo Fujî, 27 ans, est cadre dans un cabinet comptable. Aussi brillante qu’efficace, elle subit le regard désapprobateur de la plupart des hommes qui l’entourent, qui la jalousent ou acceptent mal qu’une femme se consacre autant à sa carrière professionnelle. Sous ses dehors implacables, Fujî en souffre, comme elle souffre de la solitude qui régit son existence dans l’intimité. Mais l’arrivée d’un nouvel employé au sein de l’entreprise où elle travaille pourrait bien changer la donne. En effet, Ryôichi Kiriyama est à peine engagé qu’il propose à la jeune femme de coucher avec lui. D’abord choquée, Fujî finit par accepter de dépasser les limites d’une simple relation professionnelle, sans pour autant éprouver de sentiments à son égard. Commence alors un étrange jeu entre les deux collègues…

Date de sortie : 08/03/2018

Éditions : 

Prix : 6,99e en papier / 4,49e en numérique

Sur le communiqué de presse, ce manga est présenté comme une romance moderne où la femme a un rôle à part entière et ne sert pas juste de potiche. Il est évident que Sayo est une femme qui s’assume, carriériste et sûre d’elle dans son travail. Elle ressent juste ce manque dans sa vie qui pourrait être comblé par un homme. Sa vie privée n’est pas aussi florissante que sa vie professionnelle et c’est là que Kiriyama entre en scène.

Il s’agit vraiment d’un manga érotique, je préfère le préciser. Car si on ne tombe à aucun moment dans le pornographique, parfois la suggestion peut être tout aussi parlante. Et des scènes érotiques, il y en a beaucoup. Le parallèle peut totalement se faire avec une romance new adult, sauf qu’au lieu de lire la description, on a ce qui se passe sous les yeux. Tout en sensualité, il n’y a cependant pas de passage agressif ou cru.

Les dessins ne sont pas sans rappeler, à mon sens, le trait de Ai Yazawa. Les mains longues et effilées, les personnages minces presque filiformes, les expressions du visage… Étant une grande fan de cette mangaka, j’ai immédiatement adhéré au style de Mai Nishikata. La répartition des cases est très dynamique aussi et rend la lecture très fluide.

Il m’a peut-être manqué plus d’histoire. C’est au final assez contemplatif à plusieurs moments, mais nous sommes dans un tome d’introduction donc ça peut s’expliquer comme cela. Ce sera donc à confirmer ou non dans le tome 2. Mais pour celui-ci, on met bien en place l’histoire et il ne faut pas se leurrer : nous sommes résolument sur un sujet érotique puisque, pour l’instant en tout cas, le sexe est au centre de la relation Sayo/Kiriyama.

J’ai passé un moment agréable, je m’attendais peut-être à ce que l’aspect féministe soit plus mis en avant, j’espère que ce sera le cas dans la suite. J’aimerais qu’on nous prouve que la femme n’est pas esclave de ses sens, ça serait rafraîchissant. Sayo a le bon caractère pour ça, tout en étant sensible, elle est un bel exemple de femme qui tente de se faire sa place dans un milieu d’homme régit par un patriarcat pourrissant… à suivre, donc !

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