Bastard. J.L Perry

Carter et Indiana se détestent. Depuis qu’il a emménagé à côté de chez elle, le bad boy fait vivre un enfer à sa voisine, qui le lui rend bien. Mais, derrière ces disputes, les deux voisins sentent bien qu’il y a quelque chose d’autre. Sous l’agressivité de Carter, on devine beaucoup de souffrance. Abandonné par son père, le jeune homme se considère comme un « bâtard », indigne de l’affection des autres. Alors quand Indiana surgit dans sa vie, il repousse ses sentiments et l’idée même d’une relation. De son côté, Indiana est douce et optimiste. Et dans les yeux du séduisant Carter, elle a vu quelqu’un d’autre que l’odieux voisin. Quelqu’un qui l’attire irrésistiblement. Elle est prête à tout pour faire tomber ses défenses. Et découvrir si Carter n’est effectivement qu’un « bâtard »…

Il croit qu’il ne mérite pas d’être aimé. Elle veut percer la carapace du « salaud »…

Date de sortie : 25/01/2017

Editions : 

Prix : 17e95 en broché et 3e49 en numérique

Sitôt arrivé, sitôt dévoré. C’est avec une énorme impatience que je me suis plongée dans ce livre qui n’aura pas fait long feu entre mes mains. Bastard aura le mérite de m’avoir fait pleurer de joie, de tristesse, de détresse et d’espoir. Il a pris mon coeur et mon esprit en otage tout au long de cette lecture intensive. Il y a longtemps que je n’avais pas été marqué par la profondeur et l’émotivité ressentie en découvrant un roman. Celui-ci se classe aisément dans la liste de mes livres inoubliables.

Vous vous dites certainement que j’exagère et pourtant je peux vous assurer que cette histoire m’a touchée de façon irrémédiable. Jodi m’a ébloui tant par l’authenticité de son récit que par la spécificité des personnages. Elle a apporté tant de détails et de travail à son texte que l’on a l’impression de vivre les choses de l’intérieur, de ressentir la moindre émotion, la moindre sensation décrites. J’ai été bouleversée tant de fois durant ma lecture que j’ai eue beaucoup de mal à retenir mes larmes dans les bons comme dans les mauvais moments.

Bastard est divisé en deux parties essentielles à la compréhension de l’histoire. D’une part on fait la connaissance d’Indiana et Carter. Dans un premier temps c’est la hargne de ce dernier qui ressort indéniablement de leurs narrations. Il a été élevé dans un contexte familial compliqué dont il ne retient que la haine et la colère. Barricadé derrière une vulgarité et une froideur apparente, on ressent finalement beaucoup de compassion pour le petit garçon qu’il a été et beaucoup de tristesse face à sa vision du monde. Sa rencontre avec Indiana éveillera en lui des choses qu’il aurait préférées ne jamais connaître. Elle, la jeune fille têtue, pétillante le pousse dans ses retranchements tout en faisant sauter ses barrières. Carter en proie au doute va se retrouver alors pris au piège des sentiments contradictoires qu’elle lui inspire. Ses choix ne lui rendront pas forcément justice mais, son contrôle et sa maturité force l’admiration.

La seconde partie nous transporte dans le temps. Cinq ans plus tard, le moment est venu de savoir quelles répercussions ont eu les décisions prises autrefois. Beaucoup de choses vont être dites, certains événements vont s’enchaîner à un rythme effréné ce qui rend les pauses lecture pratiquement impossible. C’est éprouvant pour les nerfs, ça vous prend aux tripes et ne vous relâche qu’en vue d’un épilogue d’une richesse incroyable.

Je découvre la plume de Jodi qui m’en envoûtée dès les premières lignes. L’avertissement de la première page ne reflète pas, pour moi, la globalité du livre. En effet, il est réservé à un public averti mais, je n’ai pas croisé de véritable vulgarité ou de violence. J’ai, au contraire, trouvé beaucoup d’exactitude dans les faits, beaucoup de réalisme dans les situations. L’auteure n’a pas cherché à en rajouter mais n’a eu de cesse de garder la tension intacte.

C’est en tout cas un magnifique coup de coeur que j’attribue à Bastard qui restera un livre dont je me souviendrai longtemps !

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